Mis à jour le 5 mars 2021

Nee Annelies… Dat is niet Brussel !

Par High Level Communication
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Chronique de la résilience bruxelloise (47)

Comme je l’ai déjà écrit, 2030 sera l’échéance ultime pour l’avenir de notre pays. Outre le bicentenaire de la Belgique, cette année-là devrait être l’aboutissement de la réforme de l’Etat entamée en ce moment. En effet, en guise d’amuse-gueule, nous venons d’avoir droit aux fantasmes institutionnels du CD&V par la bouche de sa Ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden. Une fois de plus, un leader flamand nie la réalité de la Région de Bruxelles-Capitale. Cette première saillie montre à quel point tous les citoyens bruxellois, dans les années à venir, devront être très attentifs à l’évolution de leur Région. La démarche n’est pas d’être obsédé par la tuyauterie institutionnelle. Il s’agit de se mobiliser pour défendre l’identité bruxelloise…

Annelies Verlinden est née le 5 septembre 1978 à Anvers. Master of Laws de la KU Leuven en 2001, elle s’inscrit en tant qu’avocate à l’ordre néerlandophone du Barreau de Bruxelles. C’est en 2002 qu’elle est engagée dans un cabinet anglo-saxon, DLA Piper en l’occurrence. Sur le plan politique, elle devient membre du CD&V où elle fait ses premières armes en 2003 comme conseillère communale à Schoten. Le 1er octobre 2020, après avoir été désignée par son parti, elle devient Ministre de l’Intérieur du gouvernement De Croo (sans jamais avoir été élue dans un Parlement). Elle est également en charge, avec David Clarinval (MR), des Réformes Institutionnelles et du Renouveau Démocratique.

Récemment, face aux étudiants de l’Université de Gand, Annelies Verlinden a plaidé pour une réforme de l’Etat basée sur le modèle « 2+2 ». Selon la juriste anversoise, la Belgique, qui devrait rester un Etat fédéral, serait composée de deux entité fédérées (Flandre et Wallonie) et deux sous-entités (Bruxelles et les communes germanophones). Face aux tollés francophone et germanophone, la belle Anversoise à dû rétropédaler et se rabattre sur un modèle à 4 entités. Il n’en demeure pas moins que la vision du CD&V est une version « light » du plan de la N-VA pour une Belgique cogérée par deux Communautés. Cela reviendrait à la mise sous tutelle de Bruxelles par les Flamands et les Wallons comme ce fut le cas dans les années 60’ et 70’ c’est-à-dire la pire époque pour le développement de Bruxelles. Ne parlait-on pas à ce moment-là de « Bruxellisation » ? Puissent les citoyens bruxellois s’en souvenir lorsqu’ils seront consultés sur les pistes à suivre en matière de réformes institutionnelles…