Publié le 9 avril 2021

Du Chalet des Rossignols aux Jeux d’Hiver, il n’y a qu’un pas…

Par Shana Devleschoudere
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“Mon excellent confrère de L’Echo, Jean-François Sacré, révélait il y a quelques jours que les propriétaires des Jeux d’Hiver avaient cédé leur affaire à l’un des leaders du secteur événementiel à Bruxelles, précisément D-side Venues, filiale du D-side Group. D’un côté, il y a Christophe Brochier et Olivier Stulemeijer. De l’autre, il y a Sébastien Lob, Alexandra De Boeck, Gilles Poot Baudier et Emmanuel Andries. Et au milieu, il y a Cédric d’Alcantara. La bonne nouvelle est que le CEO des anciens actionnaires va rempiler avec les nouveaux actionnaires. De quoi permettre à cette institution bruxelloise de faire le lien entre le passé et le futur et d’aborder le XXIème siècle dans l’esprit des fondateurs du XIXème siècle…

En 1861, lors de la construction de l’Avenue Louise, la Ville de Bruxelles obtint un terrain de plus de 100 hectares, intitulé Bois de la Cambre, pour y construire un espace public dans le prolongement de la célèbre artère. C’est le projet d’Edouard Kellig qui fut retenu à l’époque. Sous la houlette de notre architecte-paysagiste d’origine allemande, les travaux commencèrent le 15 mars 1862. En 1870, la Ville lança un appel d’offres pour établir des établissements récréatifs dans le bois. Dans un premier temps, elle sélectionna 3 projets : la Laiterie, le Gymnase et le Chalet Robinson. Cette triplette fut complétée en 1892 par le Chalet des Rossignols. Selon l’inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale, l’ancien Chalet des Rossignols, situé au numéro un du Chemin du Croquet, actuellement Jeux d’Hiver, est un café-restaurant de style pittoresque dont les murs extérieurs sont classés.

D’après L’Echo, l’établissement des Jeux d’Hiver dans sa nouvelle configuration entend notamment se mettre davantage au service des Bruxellois en renforçant ses fonctions récréatives et culturelles, tout cela en partenariat avec les autres concessionnaires du Bois (Chalet Robinson, Théâtre de Poche, Brasserie de la Patinoire,…). Cet engagement doit nous réjouir car il s’inscrit parfaitement dans l’esprit des fondateurs du Bois de la Cambre qui voulaient en faire un véritable lieu de villégiature. En tout cas, Cédric d’Alcantara m’a confirmé sa volonté de préserver cette atmosphère empreinte de convivialité qui existait déjà à la fin du XIXème siècle. C’était au temps des bourgmestres Jules Anspach et Charles Buls, mais aussi d’un certain Léopold II…”

Newsletter de Lobby n°3, Rédigée par Paul Grosjean, Rédacteur en Chef de Lobby.