Publié le 23 juillet 2021

De Coninck, société familiale dans tous les sens du terme

Par Shana Devleschoudere
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Poursuivons notre série de l’été dédiée aux entreprises familiales. Après la finance et Wealtheon, autour du vin et de la maison De Coninck. Dans cette société, les réunions de travail s’assimilent à des séances de dégustation où les débats peuvent s’enflammer. Car le vin est d’abord une passion. Avant d’être une organisation à finalité économique, De Coninck est surtout une communauté de gens passionnés…

Tout a commencé il y a très exactement 135 ans, en juillet 1886, quand Louis De Coninck, le fondateur, a racheté une maison de vin à Bruxelles. A sa mort, en 1928, ses deux fils, Franz et Robert, ont pris la relève. Et c’est en 1977 que Patrick De Coninck a pris les commandes, donnant à l’établissement son positionnement « high level ». C’est lui qui procéda notamment au rachat du Château Martet, au bord de la Dordogne, concrétisant ainsi un rêve d’enfance. Hélas, Patrick décéda prématurément et brutalement en 2016 dans son vignoble bordelais. Depuis 1998, c’est l’arrière-petit-fils de Louis De Coninck qui dirige l’établissement de négoce, représentant la 4ème génération. Aujourd’hui, à 50 ans, Jean-Gabriel est entouré de sa sœur, Aurélie, 46 ans, responsable administrative et de France, sa maman, 75 ans, responsable financière. La société (qui fusionna avec la Maison Catulle en 2008) est spécialisée dans la vente de vins, champagnes et alcools. Au fil des années, elle est devenue une référence dans son domaine en Belgique tout en préservant un ancrage familial fort. Son champ d’activité s’étend toujours jusque dans le Bordelais, zone viticole par excellence.

En réalité, De Coninck est une société familiale dans tous les sens du terme. C’est une communauté et derrière cette communauté, il y a principalement une passion, celle du vin bien sûr. L’engagement dans l’entreprise familiale est donc naturel chez De Coninck. « A 20 ans, confie Jean-Gabriel, j’ai pris pleinement conscience de la chance que j’avais d’être né dans une famille qui vend du vin plutôt que des clous ». Aurélie de compléter : « A 26 ans, j’ai décidé de rejoindre l’entreprise familiale. Mon ex-patron m’avait dit que je ne m’entendrais pas avec mon frère. Il avait tort ». Pour France, la maman, c’est le même credo : « Dans notre famille, tout s’est fait naturellement. Moi-même, lorsque que j’ai rejoint mon mari, c’était pour l’aider ». En fait, le souvenir de Patrick, le père trop tôt disparu, est omniprésent. « Mon mari, conclut France, avait instauré une sorte de rituel. A chaque fête de famille, c’est lui qui offrait les vins. J’ai voulu perpétuer cette tradition ». Laissons dès lors le mot de la fin à Jean-Gabriel : « La plus grande chose que mon père m’ait apprise peut sembler bateau, mais c’est la réalité : le client est roi ». Pour vous en convaincre, rendez vous au chai de Waterloo…


Newsletter de Lobby du vendredi 23 juillet 2021, rédigée par Paul Grosjean, rédacteur en chef de Lobby.