Mis à jour le 16 décembre 2021

France – Belgique : un exceptionnel terreau économique

Par Shana Devleschoudere
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Jean-Louis Dubrule et Jean-Marc Legrand se sont spécialisés dans les sciences de la vie, le smart living et les technologies. Soit 3 secteurs où créer de la valeur ajoutée.

Jean-Louis Dubrule et Jean-Marc Legrand se sont spécialisés dans les sciences de la vie, le smart living et les technologies. Soit 3 secteurs où créer de la valeur ajoutée.

Dans le cadre de notre série sur les liens entre la France et la Belgique, nous nous intéressons aujourd’hui aux différences des deux pays, qui peuvent parfois représenter des difficultés, et à la façon de les surmonter.
56% de Flamands en Belgique selon les derniers chiffres officiels disponibles. Voilà qui, il y a quelques années, aurait sans doute représenté un grand obstacle pour tout Français désirant étendre ou développer son activité en Belgique. Mais on l’a vu, tout ce qui touche à la Belgique part avec un à-priori positif aux yeux de nos voisins d’outre-Quiévrain. Si les particuliers frontaliers ont pris l’habitude depuis très longtemps de passer la frontière pour profiter de leur position géographique, on constate que de plus en plus d’entreprises franchissent également le pas.
Et quoi de plus logique… Car si nos pays ont été en guerre à une époque – la Belgique et la France, singulièrement la Wallonie et le Nord de la France ont toujours été liés : les mines d’abord, le textile ensuite ont longtemps été l’apanage de ces deux régions.
Autre point commun de ces régions : la résilience et une capacité à se réinventer et se remettre en question. Après la chute des industries dont on connaît certaines raisons et sur lesquelles nous n’allons pas revenir ici, de nouvelles spécialités sont apparues dans deux domaines bien distincts : la technologie digitale et les biosciences (qui comprennent les domaines de la science qui impliquent l’étude des organismes vivants tels que les micro-organismes, les plantes, les animaux et les êtres humains ainsi que des considérations connexes comme la bioéthique ). Les entreprises étant devenues des références en la matière sont légion en Belgique et dans les Hauts-de-France: Univercells, IBA, OVH, Sortlist, Odoo, laboratoires Anios… Excusez du peu !
Et, c’est pour renforcer les développements et les capacités financières des entrepreneurs belges et français que Jean-Marc Legrand décide de fonder TheClubDeal en 2015. Ce polyglotte (il parle six langues !) nous explique sa démarche : “Chez TheClubDeal, nous poussons notre ADN depuis notre création pour privilégier l’ancrage local de nos entreprises. Facilitateurs de gouvernance dans les entreprises dans lesquelles nous investissons, nous sommes aussi des facilitateurs entre les différentes communautés avec lesquelles nous travaillons”. Et quand on parle d’investissements, c’est plus de 100 millions d’euros qu’il s’agit, répartis dans une quinzaine de sociétés financées par TheClubDeal. Et c’est le côté transfrontalier qui fait le bonheur du patron : “Nous avons la fierté de compter parmi nos investisseurs des flamands, des wallons, des bruxellois, des parisiens, des lillois et sommes particulièrement heureux de les réunir au sein de notre club”.
Au côté de Jean-Marc Legrand, on retrouve des personnes qui viennent d’horizons aussi différents qu’UBS, Accor, Degroof Petercam, … mais aussi un avocat, des coaches et conseillers, des investisseurs et tout un ensemble de talents prêts à consacrer du temps à l’entrepreunariat belgo-français.
Et il faut reconnaître que le concept fonctionne puisque c’est aujourd’hui 2500 emplois qui ont été créés ou sauvegardés, directement ou indirectement par TheClubDeal.
Plus que jamais, l’économie a besoin de talents, d’audacieux, de créatifs et peu importe leur nationalité !
Pour ceux qui songent business même le week-end, surfez sur le site de cet acteur du private equity ou sur le site de LOBBY.