Publié le 14 janvier 2022

Les pires ratés de l’année écoulée, c’est ici !

Par Shana Devleschoudere
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Prime Minister Alexander De Croo pictured during a press conference after a Kern meeting, a restricted ministers meeting in Brussels, Friday 10 December 2021. The Ministers discussed compensations for the economic impact of the Covid-19 pandemic. BELGA PHOTO KRISTOF VAN ACCOM

Prime Minister Alexander De Croo pictured during a press conference after a Kern meeting, a restricted ministers meeting in Brussels, Friday 10 December 2021. The Ministers discussed compensations for the economic impact of the Covid-19 pandemic. BELGA PHOTO KRISTOF VAN ACCOM

Cette semaine, nous faisons une pause dans notre série « Paris-Bruxelles » ! En effet, le début d’année est traditionnellement l’occasion de classements et bilans de tous types. Et votre newsletter préférée a décidé de se plier à la règle avec un florilège des pires ratés de 2021. Voici donc notre top des flops !
Le but ici n’est pas de faire un classement, ni d’être exhaustif. Il s’agit simplement d’un coup d’oeil dans le rétroviseur en nous arrêtant principalement sur trois couacs qui ont émaillé l’année qui vient de s’écouler. Une sélection totalement subjective.
En 2021, un nouveau terme est apparu dans le langage courant : Codeco (pour comité de concertation). Rien que l’évocation de ces 6 lettres suffit à nous faire frissonner. Pitoyable spectacle de nos dirigeants, mis en scène par notre brrrillant Prrremier Ministrrre Alexanderrr et le croque-mort en chef Franck Vandenbroucke. Avis d’experts non suivis au point qu’on se demande à quoi ils servent, marchandages politiques, mesquineries personnelles et mépris pour certains secteurs sinistrés (en premier lieu la culture et l’horeca), ils ne nous auront rien épargné. Et avec la vague Omicron actuelle, le cirque n’est malheureusement pas près de s’arrêter.
Un autre de nos politiciens s’est brillament illustré mais, et c’est sans doute plus grave encore, aux yeux du monde. Il s’agit bien sûr de Charles Michel et de ce que l’on a appelé le Sofagate. Cela se passe en Turquie chez l’accueillant président Erdogan. Charlot est accompagné de Ursula von der Leyen, Présidente de la Comission européenne. Problème, et c’est sans doute voulu de la part du Président turc, il n’y a qu’une chaise… Roi des goujats, Charles Michel s’y assied et tombe les deux pieds joints dans le piège tendu par Erdogan. Les images font le tour de la planète, Michel devient la risée du monde et n’aura d’autres choix que de s’expliquer naïvement. Mais le mal est fait ! Une bourde qu’il traînera comme un boulet jusqu’à la fin de sa carrière.
L’été 2021, comme celui de 2020, fut bien triste sur le plan festif. Habituelle terre de festivals, notre Royaume en a été privé pour la deuxième année consécutive. Et pour certains mastodontes du secteur, cela a des conséquences énormes. Prenons l’exemple de Tomorowland, festival de musique électronique se déroulant à Boom et mondialement connu. Chaque été, des compagnies aériennes affretent des vols du monde entier spécialement pour le festival. Et les tickets s’arrachent pour chaque édition, si bien qu’il suffit de 24 heures pour que tout soit vendu. Pour un événement de cette taille, les pertes sont énormes. « Nous nous sommes retrouvés à devoir annuler des commandes pour 50 millions, les 1,8 millions du soutien public flamand ne représentent même pas un dixième de ce qui avait déjà été dépensé » ont annoncé les organisateurs, dépités. Maigre consolation : si le festival peut se tenir en 2022, il aura lieu trois week-ends au lieu des deux traditionnels. Les « boum boum » feront à nouveau, on l’espère, vibrer Boom.
Nous pourrions aussi évoquer le fiasco du Grand Prix de Formule1 de Spa-Francorchamps où, face au déluge, la course a été annulée… sans rembourser les spectateurs bien sûr. Toujours dans le domaine du sport, les footeux n’oublieront pas la défaite 3-2 de nos Diables face à la France après avoir pourtant mené 0-2. Cette génération, qu’on a tant vantée et qu’on a qualifiée de dorée, aura toujours ce complexe de n’avoir gagné aucun trophée. A moins que, pour leur dernière chance avant la retraite, ils réalisent un exploit lors de la prochaine Coupe du Monde dans les stades climatisés du Qatar ?
Il y eu bien sûr aussi la cacophonie belge (pour ne pas changer) autour de la Cop26, mais stop ! On va s’arrêter là… pour ne pas trop vous plomber le moral.
Toute l’équipe de la newsletter de LOBBY (www.lobbymag.com) vous présente ses meilleurs voeux pour un week-end plein de… Tops… et sans Flops !