Mis à jour le 18 juillet 2022

Un weekend à Lyon !

Par Shana Devleschoudere
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Située à 3h30 en train ou 1h15 de vol de Bruxelles, Lyon est une ville ouverte, cosmopolite, qui regorge d’un patrimoine architectural exceptionnel… parfaite pour un weekend en amoureux.

Lyon, une ville traversée par deux cours d’eau : le Rhône et la Saône, prend d’emblée un attrait particulier, celui des berges et des quais, des promenades, des rêveries en terrasse, des croisières… Se promener sur le site historique de Lyon, c’est flâner à travers le temps, entre 43 avant J.-C. jusqu’à nos jours, pour être plus exacte ! Élue la deuxième ville (après Nice) la plus tendance de France en 2022, les lyonnais profite d’une douceur de vivre semblable à la nôtre.

Vue sur le vieux Lyon, la Saône et la colline Fourvière © DR

Tout au long de ce weekend, nous resterons entre les deux cours d’eau dans les 1er, 2e et 4e arrondissements de la ville et traverserons régulièrement la Saône. Que vous soyez plutôt métro, tramway, bus, trottinettes, vélos, à pieds, etc. Lyon s’est rendue facile et accessible pour tous.

Vendredi : le Vieux Lyon

Après votre voyage et un petit passage éclair dans votre hôtel* ou airbnb pour déposer vos valises, on redescend immédiatement dans les rues ! Lyon est une ville semblable à Paris : on ne fait que marcher, le nez en l’air, les yeux rivés sur son architecture, un mélange d’héritages du passé et créations contemporaines.

Une création de Pablo Reinoso pour le Collège Hôtel sur sa façade donne une avant-goût de la thématique surprenante qui vous attend à l’intérieur. © DR

*Une bonne adresse : Le Collège dans le quartier du Vieux Lyon, un hôtel 4 étoiles mariant design et nostalgie sur le thème de l’école dans une ambiance back to school.

Le cadre fantaisiste est chargé de l’histoire des lieux et décoré avec des objets insolites, chinés depuis 20 ans. © DR

Ce soir, je vous emmène pour un dîner romantique aux Demoiselles de Rochefort qui se situe à 15 minutes de marche de l’hôtel Le Collège. Olivier Fontaine, propriétaire et chef, a toujours eu à cœur de proposer une cuisine de produits frais, sans prétention superflue, mais créative et gouteuse où huile d’olive et herbes fraîches témoignent de son gout pour le sud de la France. Réservez ICI.

© DR

Pour celles et ceux qui souhaiterait boire un dernier petit verre ou aller danser, je vous conseille le Baràgones*, un bar à cocktails et alcools premium plongé dans une ambiance d’Amérique du Sud et Caraïbes en l’honneur de la Dia des Muertes. Le point positif en plus : il se situe à côté de l’hôtel Le Collège.

*Un jeu de mot subtil avec le terme gones qui signifie ‘gamin de Lyon’.

Samedi : Bellecour & Notre-Dame de Fourvière

La place des Jacobins. © DR

Ce matin, on se balade autour de la place Bellecour pour faire les boutiques. S’il y a bien un paradis de la mode à Lyon, c’est bien dans le triangle d’or entre Bellecour, Cordeliers et Jacobins. En effet, plusieurs enseignes, grands magasins, magasins branchés se sont implantés dans ces quartiers huppés. Quelques petites boutiques à visiter :

  • Cigoire, un concept store qui propose des produits de créateurs : 7 Rue de l’Ancienne Préfecture
  • YAYA, boutique de vêtements élégants avec une touche nonchalante : 62 Rue de Brest
  • Benoit Guyot, une belle boutique de décoration et cadeaux : 15 rue Emile Zola
  • Monoprix, j’aime toujours passer par la section ‘Maison’ car Monoprix fait souvent des collaborations avec de célèbres créateurs comme Vincent Darré, Margaux Keller, Maison Château Rouge, etc. : 27 Rue de la République
  • Blush Concept Store, une boutique de mode et d’accessoires uniques : 3 Rue des Quatre Chapeaux

Pour le midi, je vous conseille la terrasse du Funky Monky qui offre une jolie vue sur la Passerelle du Palais de Justice et la Basilique Notre-Dame de Fourvière. On y déguste de délicieux burgers, comme le FunkyBurger (Pain Bun’s brioché, Steak haché frais Charolais, Sauce Monky, Tomates, Pickles, Oignons confits). Ou encore le Monky Wild (Pain Bun’s brioché, Sauce Tartare Maison, Rösti, légumes du moment, Steak végétal). En accompagnement, frites fraîches sauce Funky (cheddar, bacon, oignon). Le plus : le Funky Monky est le tout premier bar à bière de la ville avec un happy hour permanent, en partenariat avec Chouffe.

Une petite balade digestive sur les quais de la Saône pour rapporter vos emplettes à votre hôtel, pour vous rafraichir et vous habiller élégamment car ce soir, on dîne dans restaurant 1 étoile Michelin et 1 étoile verte Michelin.

Ensuite, je vous propose deux options pour vous dirigez vers la Basilique Notre-Dame de Fourvière :

  1. Prendre le charmant funiculaire ou “Ficelle” de Fourvière depuis la station de métro ‘Vieux Lyon – Cathédrale Saint-Jean’.
  2. (Pour les courageux) Monter à pied les 85 mètres de hauteur de la colline de Fourvière par Le Jardin du Rosaire.Ce charmant petit parc fut aménagé au XIXe siècle, lors de la construction de la basilique pour permettre le passage des processions en l’honneur de la Vierge Marie. Lors de votre montée – si la météo le permet – vous pourrez apercevoir au loin, entre les gratte-ciels de Lyon, le Mont Blanc.

Après cette montée (très) pentue, on arrive devant la magnifique Basilique Notre-Dame de Fourvière, l’œuvre des architectes Bossan et Sainte-Marie Perrin. Elle fût édifiée en 1870 à peu près sur l’emplacement de l’ancien forum de Trajan, Forum vetus (hypothèse étymologique la plus probable pour le nom actuel de Fourvière). Consacrée en 1896, la basilique est dédiée à la Vierge Marie. L’église haute est dominée par trois coupoles et éclairée par six vitraux qui offrent une lumière mettant en avant un décor riche. Les matériaux utilisés pour la construction et la décoration rivalisent de qualité et de beauté, marbre blanc de Carrare, granit rose du Nord de l’Italie, marbre bleude Savoie, onyx vert, éclats de l’argent et de l’or, mariage de l’ébène et de l’ivoire. Classée monument historique, elle fait partie du site lyonnais inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour dîner, je vous emmène à deux pas de la basilique, chez Têtedoie un restaurant gastronomique avec une vue à couper le souffle, ouvert par le chef étoilé et meilleur ouvrier de France, Christian Têtedoie. ATTENTION : ce restaurant est très prisé, je vous conseille de réserver votre table dès que vous organisez ce voyage !

Dimanche : Croix-Rousse & le Musée des Beaux-Arts

Aujourd’hui sera une journée culturelle. Nous resterons autour de la Place des Terreaux et commençons par deux spots très ‘instagrammables’ :

  • Le Passage Mermet, dont les escaliers ont été repeint en 2019 par WENC, artiste résidant en Belgique, en collaboration avec l’association Quartier des Capucins et Superposition, une association de promotion des arts urbains.
  • Le Mur des Canuts (‘ouvriers’ en lyonnais), 1200 m² de mur peint en trompe-l’œil représentant l’ambiance et la vie du quartier. Il s’agit du plus grand trompe l’œil d’Europe. Fun fact : depuis sa conception, le mur a été plusieurs fois actualisé, les couleurs se ravivent, les commercent changent et les personnages vieillissent.

Je vous propose ensuite de vous dirigez vers la Place des Terreaux bordée par deux monuments emblématiques de la ville, l’Hôtel de ville et le Musée des Beaux-Arts. Au centre de la place se trouve l’impressionnante fontaine Bartholdi, inaugurée en 1892 et réalisée par le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, auteur de la Statue de la Liberté à New York.

Pour la suite, visite du Musée des Beaux-Arts de Lyon, considéré comme le musée le plus important de France après le Louvre.
Il renferme :

  • plus de 3000 ans d’histoire des grandes civilisations antiques du Bassin Méditerranéen, de l’Égypte, du Proche et du Moyen-Orient, de la Grèce et de l’Italie antiques
  • odes objets d’art et des sculptures mêlent les arts précieux et la sculpture, du Moyen-âge à la période Art Déco
  • l’un des plus importants médaillers de France avec plus de 50 000 monnaies, médailles, sceaux et plombs
  • des peintures et sculptures qui offrent un vaste panorama de l’art européen depuis le XIVe siècle jusqu’aux années 1980
  • des expositions éphémères d’artistes contemporains

Le café Mercière, une adresse testée et approuvée. © DR

Pour déjeuner, je vous propose de choisir parmi les bistrots typiques lyonnais de la rue mercière appelés ‘bouchons lyonnais‘. Pourquoi ‘bouchons’ ? Autrefois, les cabaretiers accrochaient sur la porte de leur établissement une botte de branchages appelée bousche dans le patois lyonnais. C’était à l’époque un lieu de retrouvailles masculines pour les bourgeois, les chefs d’ateliers, les ouvriers appelés les canuts.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon weekend à Lyon !


Article rédigé par Camille Misson, paru sur Eventail.be. Retrouvez d’autres articles sur l’actualité du du marché de l’art et de la culture, mais aussi celle du gotha, de la gastronomie, de la mode et de la santé, de la déco et du patrimoine et de l’entrepreneuriat sur www.eventail.be.