Yesterday’s prices… today’s shock !

Yesterday’s prices… today’s shock !

La haute saison knokkoise s’achève peu à peu, l’occasion de faire un petit bilan… sur les prix pratiqués ici.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Même l’été à Knokke-le-Zoute. Les parasols commencent doucement à se refermer, les journées raccourcissent, les agendas professionnels reprennent des couleurs et les derniers irréductibles négocient encore quelques jours de terrasse avant de retrouver Bruxelles, les réunions, les dossiers et cette boîte mail que l’on avait juré de ne consulter que « très rarement» pendant les vacances.

Depuis la sortie de notre magazine frère Zoute Paper, nous vous avons emmenés chaque semaine à Knokke-le-Zoute, avec ses traditions, ses rendez-vous, ses petites manies et cet art très particulier de conjuguer décontraction estivale, élégance et slow networking. Pour clore cette série, nous avons retrouvé quelques chiffres qui devraient faire sourire les plus nostalgiques, et légèrement tousser les autres.

C’était cher ? Vraiment ?

Entre 1990 et 1998, on entendait déjà : « Knokke ? Beaucoup trop cher ! » Près de trente ans plus tard, il faut reconnaître que notre perception de la cherté comportait, dirons-nous, une certaine… innocence ou naïveté. Jugez plutôt.

Les années passent, mais le plaisir du cuistax reste exactement le même, sauf au niveau du prix.

Une heure de tennis coûtait 440 FB, soit environ 11 €. Un kilo de crevettes chez Irma : 760 FB, soit 19 €. Un Misérable pour quatre personnes chez Gaelens : 560 FB, soit 13,90 €. Et le délicieux petit pistolet du matin ? 8 francs belges, soit 20 centimes.

Pour continuer : le ravier de fraises à la Grappe de Raisins s’affichait à 169 FB, soit environ 4 €. Une heure de cuistax ? 150 FB, soit 3,70 €. Le matelas sur la plage : 180 FB, soit 4,40 €.Autrement dit, pour le prix actuel de certaines consommations, on pouvait s’offrir une journée entière de dolce vita knokkoise.Et puisque les vacances ne seraient pas les vacances sans quelques plaisirs coupables : la glace trois boules à la Poste coûtait 70 FB, soit 1,70 €, tandis que la célèbre gaufre chez Siska atteignait la somme, alors peut-être jugée extravagante, de 100 FB… soit 2,50 €.

Mais poursuivons, car les choses deviennent sérieuses à la tombée de la nuit. Un gin tonic au Knokke Out ? 250 FB, environ 6 €. À ce prix-là, certains auraient probablement dû penser à en commander deux.

Et ce n’est pas tout, même le golf paraît aujourd’hui sorti d’une époque bénie : 750 FB, soit 18,50 €, pour une demi-heure de cours.

L’épicerie bien connue “La grappe de raisins” a vu le jour en 1929. Cette affaire familiale continue d’offrir des produits de qualité… Mais à quel prix !

En résumé, la nostalgie a-t-elle un prix ?

Évidemment, comparaison n’est pas raison. Entre-temps, l’inflation a fait son œuvre, les salaires ont évolué, les coûts aussi, et Knokke s’est encore davantage imposée comme une destination premium. Une simple conversion du franc belge en euro ne raconte donc pas toute l’histoire économique. Mais elle raconte formidablement bien notre rapport au prix.

Car ce que nous trouvions exorbitant hier nous paraît presque dérisoire aujourd’hui. Une petite leçon d’économie comportementale avant la rentrée : le prix est un chiffre, certes, mais sa perception est une affaire d’époque, de contexte… et parfois de mémoire sélective.

Les dirigeants d’entreprise connaissent bien le phénomène. On retrouve un ancien budget, une facture ou un business plan datant de vingt-cinq ans et, pendant quelques secondes, on se demande si Excel n’a pas oublié un zéro. Alors, gardons précieusement les additions de cet été 2026. En 2056, elles nous sembleront peut-être délicieusement bon marché. Non ?

Notre parenthèse estivale consacrée à Knokke se referme donc ici, mais toute l’équipe de LOBBY est déjà de retour à Bruxelles et nous nous réjouissons de vous y retrouver pour la rentrée.

Premier grand rendez-vous : notre Forum LOBBY Finances se tiendra le mercredi 02 septembre au Cercle Gaulois, autour d’une question très actuelle : « La finance d’aujourd’hui survivra-t-elle à la révolution de l’IA ? », sous la houlette de notre ami Amid Faljaoui et en présence du Vice-premier ministre David Clarinval.

Après le prix des gaufres et des gin tonics, place donc aux algorithmes ! Envie de participer ? Envoyez votre souhait d’inscription à sde@highlevelcom.be En attendant pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, découvrez le magazine Zoute Paper ICI. A vendredi prochain !

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