Mercredi soir, le Cercle Gaulois, notre fidèle partenaire, affichait salle comble pour le Forum de LOBBY Finances & Investissements. Et, à en juger par l’attention du public, personne n’était venu uniquement pour le cocktail car le sujet avait de quoi tenir éveillé : « La finance d’aujourd’hui survivra-t-elle à la révolution de l’IA ? ».
Amid Faljaoui, formidable modérateur s’il en est, a mené les débats avec ce mélange de curiosité, d’impertinence et de précision qui oblige à quitter les réponses toutes faites. Car derrière les promesses de productivité se cache une question plus vertigineuse, une véritable question de fond : demain, entre l’Humain et l’IA, qui décidera ? That is THE question!
David Clarinval, Vice-premier ministre et ministre de l’Économie et de l’Emploi, a replacé l’enjeu dans sa dimension politique en indiquant que l’innovation, la compétitivité, la régulation et la souveraineté européenne devront avancer ensemble.
Anthony Bochon, le nouveau président du Gaulois, a rappelé, quant à lui, combien l’IA est désormais un véritable sujet de société et notamment au sein de la communauté du cercle.
Sur le podium, les expertises se sont croisées avec un panel d’intervenants avertis tels que, Guillaume Duchesne, Head of Management Banque Transatlantique Belgium, Amaury de Potter d’Indoye, sales Director Utmost Belgium & Luxembourg, Michaël Marque, Director of Business Development chez Puilaetco, Joël Duysan, CEO de Beebonds, Brice Boland, Managing Partner de Square Management, et Frédéric de Mévius, Executive Chairman de PlanetFirst. Tous ont confronté leurs expériences et leurs visions.
Un constat flagrant s’est imposé au fur et à mesure des interventions : l’IA ne frappe plus à la porte de la finance. Elle est déjà dans la maison ! Elle analyse, elle trie, elle détecte, elle anticipe et elle accélère, libérant ainsi les professionnels de tâches chronophages. Ce qui est en soi une excellente nouvelle pour ceux qui rêvaient secrètement de ne plus passer leur vie dans Excel.
Mais jusqu’où confier les clés à l’intelligence artificielle ? Peut-on déléguer une décision de crédit, un investissement ou l’évaluation d’un risque sans savoir exactement comment la machine raisonne ? Et surtout, qui répond lorsque l’algorithme se trompe ? Car, ne l’oublions pas, l’IA n’est pas infaillible. Alors, qui sera responsable : le banquier, le développeur, le régulateur… ou cette fameuse « intelligence » qui, elle, ne comparaîtra jamais devant un conseil d’administration ou une assemblée générale !
La soirée du 02 septembre nous aura rappelé que la révolution de l’IA sera moins une affaire de machines que de responsabilité humaine. La technologie peut calculer plus vite que nous, c’est indéniable. Reste à savoir si elle saura, un jour, douter aussi bien que nous. Et c’est peut-être là que réside notre meilleur avantage compétitif.
Merci à nos intervenants, à notre ami Amid Faljaoui, au Cercle Gaulois et à vous, chers membres de notre communauté Lobby, qui êtes un public particulièrement attentif à l’évolution de la société. Une chose est acquise, la finance survivra à l’IA ! Mais elle devra apprendre à composer avec elle. Et nous aussi.
Et puisque deux heures de débat n’auront évidemment pas suffi à épuiser un sujet qui évolue à peu près aussi vite que nos certitudes ou nos doutes, c’est selon, nous vous donnons rendez-vous vendredi prochain pour le premier épisode de notre série consacrée à l’IA et à la finance.
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