Si nous vous avons cité tous ces noms, c’est bien sûr que LE Lauréat de l’Award de la Révélation ne se trouve pas dans cette liste, particulièrement relevée par ailleurs. Celui qui remporte le prix cette année c’est… Wilson Fache, journaliste et Lauréat du Prix Albert-Londres, un des prix les plus prestigieux dans le monde journalistique. Une récompense d’autant plus méritée que tout n’est pas toujours facile quand on est journaliste en Belgique francophone : « En tant qu’indépendant, on dépend des éditeurs qui commandent, valident et financent ou non les idées de reportage« , confirme-t-il. « Ce sont des relations de confiance qu’il faut savoir nouer au fil du temps avec un large pool de rédactions, rien n’est jamais facile, surtout au début. Il faut y croire et se battre, il vaut mieux avoir de l’endurance, j’ai mis plusieurs années à pouvoir en vivre« . Respect !
Ce prix Albert-Londres, Wilson l’a obtenu pour des reportages réalisés en Afghanistan. Le journalisme international a toujours été son domaine. Wilson a commencé dans le métier comme stagiaire au bureau de l’AFP, à Chypre, pour le Maghreb et le Moyen-Orient. Il a ensuite travaillé à la rédaction du quotidien L’Orient-Le Jour, à Beyrouth. Et c’est à Erbil, en Irak, qu’il a véritablement appris le reportage de guerre. Au fil des années, notre compatriote a couvert des conflits armés pour un nombre important de médias, francophones et anglo-saxons, de la RTBF à l’AFP, de l’Echo à CNN, de la Libre Belgique à The Telegraph. Que ce soit en Syrie, en Afghanistan, en Israël, à Gaza ou encore, en Ukraine.
Celui qui affirme « n’avoir pas d’autre prétention que d’informer », explique son style particulier qui a autant séduit le Jury des LOBBY AWARDS… que celui du Prix Albert-Londres : « Je vais raconter l’histoire d’une famille, d’un endroit, à un tel moment, dans un tel contexte, pour raconter quelque chose de plus large. On veut personnaliser, on veut raconter des récits, avec des atmosphères, des dialogues, des ambiances, des détails pour donner envie aux gens de s’intéresser à cette histoire-là. Et donc plus largement à ces faits, à cette thématique. Les gens ont de moins en moins envie de lire, le choix d’une bonne histoire et une écriture agréable donnent envie de lire et d’apprendre ». Ce talentueux conteur d’histoires possède un avenir radieux, c’est certain. Et la Belgique peut se réjouir de posséder un tel talent !
Si vous voulez en savoir plus sur Wilson Fache, et croyez-nous, ça en vaut la peine, allez dans le magazine LOBBY
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En attendant, savez-vous pourquoi le Prix Albert-Londres s’appelle comme ça ? Non ? Eh bien c’est simple : le reporter à l’origine de ce prix s’appelle bien de son prénom, Albert, et de son nom… Londres ! Qui sait, peut-être que dans quelques années, un jeune journaliste remportera le Prix Wilson Fache ?