Reflet de longues années de travail, leur société constitue, pour de nombreux entrepreneurs, un véritable projet de vie. À l’heure de la retraite, l’idée d’un abandon pur et simple apparaît dès lors inconcevable. Benjamin Wayenberg connaît intimement cette réalité. Son parcours est marqué par l’expérience personnelle ratée de la transmission de l’entreprise paternelle. Brillant financier en private equity au Royaume-Uni après son master obtenu avec mention à la Solvay Business School, il rentre en Belgique à l’annonce de la maladie de son père, dirigeant d’une usine textile. Confronté à l’absence de repreneurs, ce dernier travaille aux côtés de ses employés jusqu’à la fin. Wayenberg prend alors conscience du manque de solutions pour assurer la pérennité de nombreuses PME. Co-fondateur de plusieurs start-up, dont Byebyerent – une plateforme permettant à des particuliers d’accéder à la propriété sans fonds propres – il acquiert une expérience solide de l’alliance entre technologie et finance au service d’une économie plus solidaire. Une trajectoire entrepreneuriale qui renforce son idée selon laquelle il existe une autre manière de transmettre. La perte de son père et la responsabilité d’en liquider les actifs l’ont conduit en 2024, à co-fonder avec Pierre-Louis d’Argenlieu PURPLESHARES, qui permet aux salariés de devenir actionnaires de l’organisation qu’ils contribuent à faire vivre, facilitant de la sorte des passations qui préservent emplois, savoir-faire et valeur locale, tout en offrant aux dirigeants sortants la satisfaction d’une transition réussie, respectueuse de leur engagement. Avec près de 450 000 PME éligibles à la reprise chaque année en Europe, le marché de la transmission représente un enjeu colossal et d’immenses opportunités. Là où de nombreuses sociétés risquent de disparaître faute de repreneur, PurpleShares démontre qu’il est possible de passer le relais de manière organisée, durable et profondément humaine, transformant chaque cession en un acte de continuité responsable. Et Wayenberg de conclure avec la citation qui résume joliment son ambition : « Le succès n’a de valeur que s’il est partagé. »
