Les 28 et 29 mars prochains, la Ville de Bruxelles invite le public à pousser la porte de ses plus belles chocolateries. Pour la première fois, la capitale se dote de son propre parcours chocolaté, directement inspiré de Gent Gourmand. Coordonné par Entreprendre Bruxelles,
« Bruxelles Gourmand » est un parcours gratuit et ouvert à toutes et tous qui transpose ce concept festif et gourmand dans la capitale avec une touche 100 % chocolat. Le principe est simple : plan dépliable sous le bras ou sur son téléphone, on sillonne la Ville d’atelier en boutique, on déguste, on échange avec les artisans et on découvre le savoir-faire derrière chaque praline. Une manière inédite de (re)découvrir Bruxelles à travers ses saveurs.
Tout au long du week-end, les artisans chocolatiers participants ouvrent grand leurs portes. Au programme : des dégustations gratuites et la possibilité d’échanger directement avec les artisans, de découvrir leurs ateliers, leurs techniques et les histoires derrière chaque création.
Pour profiter des dégustations, une seule condition : s’inscrire au préalable sur ce lien . L’inscription est gratuite et permet de réserver son créneau dans les chocolateries de son choix. Le jour J, il suffit de se présenter aux adresses sélectionnées et de se laisser guider par ses envies. Seul, en couple, entre amis ou en famille, c’est un parcours à vivre à son rythme, au gré des haltes gourmandes. Une façon simple et conviviale de se laisser surprendre par sa propre ville.

C’est l’occasion de s’attarder chez Pierre Marcolini au cœur du Sablon, de goûter aux mariages audacieux de fruits secs et d’épices de Laurent Gerbaud au Mont des Arts, de remonter le temps chez Wittamer, institution bruxelloise depuis 1910, ou de plonger dans l’univers bean-to-bar de l’Atelier Sainte-Catherine et de The Belgian Chocolate Makers, où Elisabetta Passafaro torréfie et conche ses propres fèves à deux pas de la Grand-Place. Plus loin, Arthur Amblard, lauréat du Prix Révélation 2026, surprend avec son chocolat sans sucres ajoutés, Plaisirs chocolatés, le nouveau venu, invite à la gourmandise Rue du Lombard avec les créations de Youssef Amar, et le parcours se poursuit chez Passion Chocolat, Mary et Elisabeth

Dans ces chocolateries, vous pourrez déguster du chocolat sous diverses formes (pralines, tablettes, pépites, mais aussi chocolat chaud ou biscuits maison). Certains artisans chocolatiers vous proposeront également de visiter en direct leur atelier, derrière la boutique, et d’en explorer les coulisses. Chez Plaisirs Chocolatés, par exemple, un parcours aura lieu deux fois par heure pour assister en direct à la conception d’une praline.
Le jour J, vous recevrez une carte référençant tous les artisans chocolatiers participant aux dégustations. Y figurent également une série de boulangeries et pâtisseries artisanales de qualité, mises en lumière par Tartine & Boterham, si vous souhaitez terminer la balade sur une note croustillante ou un café réconfortant.
Bruxelles et le chocolat, c’est une histoire qui remonte à 1912, lorsque Jean Neuhaus invente la praline dans les Galeries Royales Saint-Hubert. Plus d’un siècle plus tard, notre capitale reste l’un des endroits à la plus forte concentration de chocolateries au monde. Le 6 mai 2025, « la tradition et le savoir-faire du chocolat à Bruxelles » ont d’ailleurs été inscrits à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la Région bruxelloise, première étape vers une candidature à l’UNESCO.
Selon urban.brussels, plus de 150 entreprises et quelque 200 boutiques et ateliers font vivre cette tradition dans la capitale. Mais le secteur ne vit pas que de son héritage. Une nouvelle génération d’artisans fait bouger les lignes : essor du bean-to-bar et du chocolat d’origine, incarné à Bruxelles par Frédéric Blondeel ou The Belgian Chocolate Makers ; alternatives sans sucre et végétales dont Arthur Amblard s’est fait le spécialiste ; développement de glaces artisanales en été ; création de pralines plus petites pensées pour la dégustation ; ou encore adaptation créative des recettes face à la hausse du prix des matières premières. Des tendances que l’on retrouve précisément chez les chocolatiers réunis pour « Bruxelles Gourmand ».
