Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, il ne resterait plus à l’homme que quatre ans à vivre, aurait affirmé Albert Einstein. Plus d’avettes, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes. Or, à défaut de sauver le précieux patrimoine génétique de nos abeilles locales, adaptées et résistantes, la moitié de la population végétale et animale pourrait s’éteindre d’ici 2050. Confrontées à une hécatombe inédite associée à la colonisation des ruches par de nouveaux acariens, à l’apparition des néonicotinoïdes, à l’importation massive de l’étranger d’essaims d’élevage inadaptés à nos régions, à la dilution consécutive du patrimoine génétique des espèces locales et à la vulnérabilité accrue aux pathogènes, maladies, parasites, nos abeilles domestiques appellent au secours.
Pour sensibiliser habitants et visiteurs à cette question la commune a créé un ‘‘Centre des abeilles et de la biodiversité’’ dans les jardins du Scharpoord. Cinq conservatoires – des zones fleuries et préservées de pesticides, propices aux insectes utiles et protégées contre l’introduction d’autres races – ont été aménagés avec l’aide d’apiculteurs professionnels pour leur offrir un festin de fleurs riches en nectar. Ils sont reliés entre eux par deux boucles cyclotouristes et un circuit pédestre où sont fournies de nombreuses informations. Résultat : ces efforts viennent d’être récompensés par l’obtention du prix de la commune la plus bee-friendly.
Par Alain Zenner
