Parfois, les idées les plus puissantes naissent d’un simple manque. C’est ce qui a réuni Ines et Maïté van den Eynde, deux sœurs belges au parcours international, l’une à Genève, l’autre au Brésil autour d’un projet commun, rendre l’art contemporain plus accessible.
Tout commence pendant le confinement. Maïté, alors en pleine rénovation de son appartement bruxellois, rêve d’y accrocher une œuvre forte, unique, à son image. Avec un budget de 2.500 €, elle parcourt les galeries du Sablon, de la Rue Haute ou d’Anvers, mais se heurte à une réalité froide, atmosphères silencieuses, prix non affichés, regards distants. Elle ressort chaque fois intimidée, frustrée. De son côté, Ines, passionnée d’art et autodidacte, peint pendant son temps libre. Elle commence à trouver son univers, à accumuler des œuvres, sans jamais oser les exposer.

Trop amateur ? Pas assez « galerie » ? Elle ne se sent pas légitime. Deux parcours, deux frustrations, une évidence, il fallait créer ce qui leur manquait. Une galerie différente, chaleureuse, où l’on ose découvrir, poser des questions, tomber amoureux d’une œuvre, même en jeans et baskets. C’est ainsi qu’est né l’AppArt. Un concept unique, des expositions immersives organisées dans des lieux de vie, appartements, maisons de maître, où œuvres d’art et mobilier dialoguent dans une scénographie vivante. Chaque pièce devient un lieu de rencontre entre artistes et visiteurs, collectionneurs et simples curieux. Et surtout, chaque œuvre est à vendre, souvent à prix accessibles.

L’art, sans façon mais avec panache
Ici, pas de gants blancs ni de silence feutré, l’AppArt bouscule les codes et propose une expérience artistique aussi raffinée que décomplexée. Une manière nouvelle, et délicieusement impertinente de rencontrer l’art contemporain. On y entre comme chez des amis, on s’y attarde avec curiosité, on échange, on s’émerveille. Loin des galeries austères, l’art y devient vivant, vibrant, presque tactile.
Par Victoria in Brussels
