À l’heure où l’oncologie fait face à une pression croissante – vieillissement de la population, explosion des cancers, nécessité d’un diagnostic toujours plus précoce – la radio-pharmaceutique s’impose comme un outil décisif. Au coeur de cette (r)évolution, Curium occupe une place centrale. L’entreprise, dont le nom rend hommage à Marie Curie et à l’élément radioactif artificiel issu de l’uranium, est aujourd’hui l’un des principaux acteurs mondiaux de la médecine nucléaire. Sous l’impulsion de son PDG, Renaud Dehareng, sa valorisation a atteint 7 milliards d’euros en novembre dernier, une première dans ce secteur. Avec un portefeuille d’environ 50 produits majoritairement dédiés au diagnostic, Curium projette d’en lancer près de 40 supplémentaires, cette fois orientés vers le soin, avec un potentiel clinique considérable. En chargeant davantage en isotopes radioactifs les molécules jusqu’alors utilisées pour le traçage, l’entreprise explore un « boost » nucléaire capable non seulement d’identifier les tumeurs, mais aussi d’en détruire les cellules cancéreuses. C’est dans cet optique de dépassement que Curium réinvestit 100 % de ses bénéfices dans la R&D. Un positionnement fort découlant directement du profil de Renaud Dehareng. Diplômé de la Warwick Business School, c’est au sein de la division stratégique du cabinet Arthur Andersen qu’il se forge une solide expérience en fusions-acquisitions. Cette rigueur financière, alliée à une compréhension fine des enjeux industriels, lui a permis de bâtir un groupe présent sur ses marchés clés – Europe, USA et Japon – avec près de 5 000 collaborateurs et 60 sites de production. Une organisation lourde qui conditionne l’accès aux soins. Tout aussi ambitieux en business que dans le sport, Renaud Dehareng – kite-surfeur et marin engagé – a remporté, avec Benoît Hantzperg, la deuxième étape de la Globe 40, une course exigeante où stratégie, endurance et précision font la différence. Une victoire symbolique pour celui qui trace, avec la même détermination, une route vers un objectif assumé, celui de contribuer à guérir 80 % des cancers dans les années à venir.
Par Isabelle Jeanpierre
Photo de couverture ©curiumpharma.com
