J’adore cette maxime, car avant de la connaitre, je ne m’étais jamais intéressé à la mémoire d’un poisson rouge. Mais, aujourd’hui, a 63 ans, je sais que l’être humain, lui n’en n’a pas, de mémoire !
To the point : effectivement, quand j’étais enfant, et que je constatais que mon poisson rouge avait toujours le sourire, malgré l’exiguïté et l’inintérêt du confort de son bocal, je réalisais qu’à peine il avait tourné un coin, il l’avait oublié… pour foncer vers le prochain, comme si c’était la ruée vers l’ouest, à l’infini ! Ceci, malgré les 30 cm carrés de son domaine.
Pour en revenir à l’être humain maintenant, il faut reconnaitre que la mémoire d’un investisseur n’a pas à rougir de celle d’un poisson rouge… Une preuve ? Je pense que ça doit être la 1.000ième fois qu’un simple tweet d’Elon Musk, de quelques mots et chiffres, fait changer, à la seconde même, une tendance haussière ou baissière… dans l’autre sens. Et ceci, sans argument sérieux à l’appui. Juste une communication venue du ciel… Alors que des dizaines d’« experts » se sont prononcés à l’inverse, peu avant !
Cette maxime hyperconnue devrait être gravée au fer rouge sur le front de chaque investisseur… En effet, il n’y a pas un diner auquel je me rends lors duquel je n’entends pas un beau-parleur dire qu’il fait mieux, en termes de performance, que le marché ou que telle banque privée… Moi-même, je me suis surpris à raconter ce genre d’ineptie, en fonction d’une situation très productive à un moment T, situation dont je me persuadais être le génial créateur. Mais, les nuages revenants, je m’abstenais bien sûr de rectifier le tir à haute voix. Laissant croire à ceux qui m’avaient écouté, que tout était toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes… de ma finance.
Encore une fois, j’adooooore. C’est du surréalisme à la belge ! Cette maxime exprime la non-activité des marchés… quand rien ne se passe ! Comme, par exemple, quand les marché US sont fermés et que, par ricochet, les autres marchés mondiaux ne font rien… en attendant. Pour preuve, dans ce cas-ci, j’ai réalisé que, souvent, les marchés européens terminaient dans le rouge. Alors que les marchés US terminaient dans le vert… mais plus tard. Leur clôture ayant quelques heures de décalage. Eh bien, devinez ce qu’il se passe le lendemain, à l’ouverture européenne ? 99 fois sur 100, les marchés remontent… influencés par la performance US de la clôture du jour d’avant…
