Chez Arthur Waller, rendre simple ce qui paraît complexe est une aptitude qui tient de la signature. Co-fondateur et CEO de Pennylane – rare licorne française – il défend qu’une technologie n’a de valeur que lorsque celle-ci permet aux entreprises d’impacter positivement leur manière d agir et de décider. Ancien diplômé de Polytechnique, il commence son parcours entrepreneurial en créant, avec des amis, PriceMatch. Ensemble, ils développent des solutions de pricing dynamiques pour le secteur hôtelier avant de se voir racheter par le géant Booking. Une première aventure qui leur enseigne l’importance du collectif et met en avant que cette complémentarité des profils constitue l’un des ressorts de leur réussite. Fort de cette expérience, ce club des cinq, repart à l’affût d’une idée à concrétiser sans pour autant savoir vers quel secteur se tourner. Une certitude néanmoins, celle de trouver une problématique à laquelle apporter une solution. Une réflexion qui les conduira vers la comptabilité, domaine dans lequel les entreprises consacrent un temps précieux à des tâches financières répétitives. Après une phase d’essai, Pennylane voit le jour en 2020. La plateforme centralise les données financières et comptables, afin de donner aux dirigeants une vision plus immédiate de leur activité et de permettre aux experts-comptables de consacrer davantage de temps au conseil. Arthur Waller aime résumer leur rôle par une formule : l’expert-comptable est le « médecin généraliste de l’entreprise ». La plateforme entend créer une comptabilité aussi humaine que technologique. L’intelligence artificielle assoit cette logique en permettant notamment de faire ressortir des anomalies dans les comptes, d’analyser les résultats et de préparer les rendez-vous clients en suggérant des axes de réflexion. Avec ComptAssistant, elle peut également répondre aux questions relatives à l’outil ou à la comptabilité, avec des références légales. Avec plus de 600 collaborateurs et près de 200 millions d’euros levés depuis sa création, Pennylane ouvre la voie aux projets d’envergure prêts à mettre la machine et l’IA au service des humains sans pour autant les remplacer. Par Isabelle Jeanpierre
