Le 41ᵉ album d’Astérix entraîne les irréductibles Gaulois en Lusitanie, l’actuel Portugal. Entre saudade, fado, morue, vin et faïence, cette nouvelle aventure conserve l’esprit de la série tout en explorant une culture inédite.
Le dessin est signé Didier Conrad, fidèle à la série depuis sept albums, tandis que le scénario est confié à Fabcaro, auteur de Zaï zaï zaï zaï et de Le Discours. Pour son deuxième album d’Astérix, il reprend avec aisance l’humour espiègle et bienveillant inspiré de René Goscinny.

L’histoire s’appuie sur le personnage de Boulquiès, ancien esclave du Domaine des dieux, ici réinventé en poète portugais évoquant Fernando Pessoa. Fabcaro glisse plusieurs clins d’œil culturels, dont une réplique empruntée à Lio.
Les auteurs évoquent la saudade comme fil conducteur de l’album, transformant cette mélancolie en ressort comique. « Le principe des albums de voyage est de partir d’un trait de caractère national, toujours traité avec bienveillance », souligne Didier Conrad.
Fabcaro confie avoir trouvé l’exercice du “voyage” plus simple que celui du “village”, comme dans L’Iris blanc, car le cadre culturel offre de nombreuses inspirations. Certains éléments ont toutefois été actualisés : les personnages sont désormais adaptés à l’évolution des sensibilités et des codes humoristiques.
Quant à la suite, le duo n’exclut pas de nouvelles destinations. Japon, Russie, Amérique du Sud ou même le Nord de la France figurent parmi les pistes envisagées.
