Karolien Haese, représentante de Gillion Crowet Estate Alliance au FORUM de LOBBY IMMOBILIER qui s’est tenu le mardi 10 juin dernier, a fait son intervention sur l’interface active qu’est devenu le mur, entre l’homme et son habitat.
Mardi dernier, se tenait notre FORUM de LOBBY IMMOBILIER, une occasion rêvée pour les professionnels et curieux du secteur, de s’interroger sur les mutations profondes qui transforment nos bâtiments en véritables partenaires de vie.
Parmi les interventions marquantes, celle de Karolien Haese, pour la GCEA Academy, a particulièrement retenu l’attention avec une question simple : et si nos murs devenaient intelligents ? Aujourd’hui, grâce aux capteurs, à l’IA et aux nanotechnologies, les murs ne se contentent plus de soutenir un toit. Ils observent, analysent, réagissent et… agissent ! Et leurs usages concrets impressionnent.
Sécurité et protection
Imaginez un mur qui détecte une présence inhabituelle pendant votre absence, vous envoie une alerte sur votre téléphone, active la caméra intégrée et prévient même les secours en cas d’incendie. Finie la paranoïa des vacances : votre maison veille pendant que vous bronzez.
Santé et bien-être
Un mur peut désormais surveiller la qualité de l’air, signaler un excès de CO₂, détecter des polluants ou ajuster l’humidité pour améliorer votre sommeil. Mieux : certaines surfaces changent de couleur selon votre rythme circadien pour favoriser la détente. Oui, votre salon peut littéralement vous dire de lever le pied.
Accessibilité et assistance aux personnes fragiles
Pour une personne âgée ou en situation de handicap, ces murs deviennent de véritables assistants. En cas de chute, ils alertent automatiquement les proches ou les services d’urgence. Des signaux lumineux guident également une personne malvoyante la nuit. Et un simple geste de la main peut déclencher un appel ou ajuster l’éclairage. La technologie devient bienveillance.

Communication et divertissement
Besoin de passer un appel visio pendant que vous cuisinez ? Le mur devient écran. Vos enfants veulent dessiner ? Il se transforme en tableau interactif. Une réunion en télétravail ? Le fond change pour vous téléporter (virtuellement) dans un bureau chic. Le mur devient une interface fluide entre vie privée, travail et loisirs.
Et les matériaux dans tout ça ?
Grâce aux nanotechnologies, les surfaces deviennent auto-nettoyantes, capables de s’auto-réparer ou d’absorber les polluants. C’est un peu comme si vos murs faisaient le ménage pendant que vous dormez. Plutôt tentant, non
Mais comme l’a rappelé Karolien Haese, cette révolution nécessite une vigilance accrue. Car un mur qui capte des données est aussi un mur qui pose des questions. Qui les collecte ? Où sont-elles stockées ? À quelles fins seront-elles utilisées ? Le danger serait de troquer la protection de la vie privée contre un simple confort automatisé. Sans cadre juridique clair, ni gouvernance éthique, l’habitat intelligent pourrait devenir un habitat intrusif.
Alors oui, nos murs bougent, et c’est passionnant. Parce qu’un mur intelligent, c’est bien. Un mur qui respecte nos choix, c’est mieux. Un mur qui reste muet sur nos soirées raclette… c’est indispensable !
