Avec Les Belles promesses, Pierre Lemaître clôt le cycle des Années glorieuses, une fresque de sept romans consacrée aux illusions et aux bouleversements du XXᵉ siècle. L’auteur, prix Goncourt et maître du suspense sensible, confie ressentir un mélange de soulagement et de nostalgie après cinq années passées aux côtés de ses personnages.

Dans ce dernier volet, il revisite les promesses d’un progrès présenté comme infini dans les années 1950, aujourd’hui mises à mal par la crise climatique. Sans se poser en historien, Lemaître revendique son rôle de romancier : il écrit des histoires et laisse au lecteur le soin d’en tirer les leçons.
Ses personnages, profondément humains et parfois inspirés de réminiscences personnelles, restent le cœur de son travail : « Un roman tient par ses personnages, jamais par sa seule intrigue. » Fidèle à l’idée du roman d’aventure comme transformation intime, il entend poursuivre dans les registres qu’il maîtrise, roman noir et récit d’aventure, convaincu qu’il vaut mieux exceller dans peu que se disperser.
