Willy Braillard : Une vie, la course en tête

Willy Braillard : Une vie, la course en tête

De ses 1000 vies, Willy Braillard a fait un livre à la demande de ses afficionados. Racontant ses souvenirs de courses automobiles pendant le Covid, rapidement ses amis lui demandent d’écrire un livre. Ce n’était pas dans ses intentions, mais retraité il avait le temps de s’adonner l’écriture de ses nombreuses aventures qui ont jalonné une vie bien remplie.

Courage, volonté et persévérance sont les vertus que Willy Braillard a toujours suivies tout au long de sa vie. Self-made-man, il a commencé à travailler 7 jours sur 7 à 17 ans pour financer sa première voiture de course : une Formule Vee Apal avec laquelle il devint champion de Belgique dès sa première saison. Ceci entraîna une suite grâce à un mécène qui lui offrit sa deuxième voiture de course, une Smithfield F Vee britannique que Jacky Ickx (pilote Ferrari F1 à l’époque) était venu lui mettre au point à Zolder par amitié. Il gravit ensuite les échelons avec un titre de Champion d’Europe de Formule Vee à sa troisième saison sur une Celi de construction belge et tutoya les portes de la Formule 1 en roulant en Formule 2 pour John Surtees (double Champion du Monde Moto et Auto. Il se reconvertit ensuite avec diverses participations rémunérées pour des marques comme Toyota, Vauxhall ou BMW. Cette exceptionnelle carrière de 15 ans lui permit de conduire 55 voitures différentes passant avec un égal bonheur des formules monoplaces aux voitures de tourisme (10 participations aux 24 heures de Francorchamps), en passant par des Grand Tourisme (4 participations aux 24 heures du Mans en Porsche).

Quand la vie à 300 km/heure vous fait oublier le risque de la perdre

Pas moins de 66 victoires et de 66 podiums pour 265 départs ont ponctué cette carrière prolifique. Ayant décidé d’y mettre un terme à la naissance de sa première fille (une sage décision sachant qu’il a frôlé la mort à plusieurs reprises…), il se lança alors dans les affaires, toujours guidé par le principe grec du Kairos définissant la capacité de saisir à bras le corps le moment où l’alignement des planètes rend toutes les barrières franchissables. Ayant lancé le département « Vente par correspondance » des Editions Marabout, l’un de ses sponsors de l’époque, il découvrit un manquement sur le marché et lança la première société de courtage d’adresses comportementales (adresses privées) en Belgique. Il introduisit également en Europe la première imprimante laser Xerox permettant des mailings personnalisés d’une qualité inégalée. Avec 7200 lettres personnalisées par heure, ce ne furent pas moins de 3 imprimantes qui finirent par tourner dans les locaux d’Intersys, son partenaire industriel. Il raconte également comment Jacky Ickx l’a initié au vélo durant les week-ends sans voiture lors du premier choc pétrolier de 1973. Dès 1976, il l’entraîna dans des randonnées endiablées parcourant tous les cols des Alpes, des Pyrénées ou encore du Massif Central. Leur premier fut le Mont Ventoux, avant de se rendre en 4 jours à Monaco pour le Grand-Prix auquel Jacky participait et dont Willy assurait les commentaires pour la RTBF comme consultant. Ceci après avoir animé une rubrique automobile dans la célèbre émission « Formule J » de Claude Delacroix. Et c’est en participant à 3 Rallyes avec Eddy Merckx, dont un Safari du Zaïre, qu’il parvint à persuader Eddy de reprendre son vélo pour se joindre à leur groupe de fous furieux et à leurs randonnées d’une semaine ! Eddy l’emmena aussi aux courses exotiques des Tour du Qatar et d’Oman en tant que chauffeur de presse pour le compte d’ASO l’organisateur. Pendant 11 ans, il assuma cette tâche à son plus grand plaisir, côtoyant et faisant connaissance avec les plus grands champions cyclistes de l’époque. Aujourd’hui encore, il roule deux fois par semaine dans son Brabant wallon adoré. L’an dernier il totalisa très exactement 9869 kilomètres, participant à 78 ans à « l’Etape du Tour » Nice -Col de la Couillolle, avant-dernière étape du Tour de France, avec pas moins de 136 kilomètres, 5 cols et 4600 mètres de dénivelé ! Ce livre est une ode à l’effort et son plus cher désir est que des jeunes le lisent, les encourageant à tenter leur chance quoi qu’il leur en coûte. Car s’il pouvait susciter des vocations, il serait le plus heureux des hommes…

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