Michaël Marque, directeur du Business Development francophone chez Puilaetco, a lui-même été entrepreneur. Il connaît donc de l’intérieur les défis et les préoccupations des dirigeants qu’il accompagne.
Michaël Marque connaît les chiffres. Mais il connaît aussi ceux qui les font. Directeur du Business Development francophone chez Puilaetco, il incarne l’esprit d’une banque qui mise d’abord sur l’humain, même à l’heure de l’intelligence artificielle. Un outil analyse des données. Lui sait qu’un bilan raconte rarement toute l’histoire qui se trouve derrière. Surtout celle du dirigeant qui a construit l’entreprise et qui dort, souvent, un peu moins bien que ses comptes ne le laissent penser.
Cette sensibilité ne vient pas d’un séminaire. Après une carrière en banque privée chez BNP Paribas et Edmond de Rothschild, Michaël Marque a changé de camp. Entre 2015 et 2022, il a créé et développé la franchise belge des boulangeries artisanales Éric Kayser. Du conseil à la prise de risque, il a vécu l’aventure entrepreneuriale de l’intérieur. Et il a découvert qu’un projet ne grandit pas simplement parce qu’on a prévu une jolie courbe dans une présentation. Cette double expérience apporte aujourd’hui à Puilaetco une vraie valeur : comprendre les contraintes du dirigeant, ses ambitions et son attachement à ce qu’il a bâti.
Michaël retrouve cette approche dans une maison installée au déjà célèbre Mix et présente dans plusieurs villes du pays. Avec près de 160 collaborateurs et une dizaine de milliards d’euros sous gestion, Puilaetco accompagne des familles et des entrepreneurs en reliant leurs projets professionnels, personnels et patrimoniaux. Pour nourrir ces échanges, elle réunit aussi des chercheurs et de nombreux experts avec ICHEC Alumni et la Chaire Familles en Entreprises. Car les meilleures idées ne naissent pas toutes dans un comité, qu’on se le dise. Certaines arrivent pendant la conversation qui suit ou qui la devance. Et ce nom bizarre, Puilaetco ? D’où vient-il ? Il ressemble à un mot de passe, mais raconte une rencontre. En 1990, la société bruxelloise Puissant Baeyens, Poswick & Co fusionne avec la maison de Laet, dont les origines remontent à Anvers en 1868. « Pui », « Laet » et « Co » (pour compagnie) composent alors le nouveau nom. Aujourd’hui, Puilaetco est la succursale belge du groupe européen Quintet Private Bank, basée au Luxembourg. Une histoire de rapprochements, bien avant les demandes de connexion sur LinkedIn.

Dans cette longue histoire, l’IA ouvre un nouveau chapitre : analyser, structurer, accélérer certaines tâches. Puilaetco veut en tirer parti tout en gardant, encore et toujours, la relation humaine au centre. Transmettre un patrimoine, c’est aussi parler de famille et de ce que l’on souhaite laisser derrière soi. Conseiller un collectionneur, c’est comprendre la valeur d’une œuvre, mais aussi, et c’est capital, la place qu’elle occupe dans sa vie. La banque accompagne ainsi la structuration et la valorisation des collections et soutient des foires d’art comme Ceramic brussels.
Les outils de l’IA éclairent les choix. L’écoute humaine, elle, aide à leur donner du sens. Et pour expliquer que les enfants préfèreront peut-être autre chose que le tableau du salon, mieux vaut encore un peu de tact… On vous le dit, une compétence qui ne se télécharge pas.
Sur ce, on se retrouve la semaine prochaine. En attendant, n’oubliez pas de découvrir le magazine Lobby et écoutez le dernier podcast de François Didisheim, fondateur de Lobby sur BXFM Radio, ICI.
