Golf in Belgium

Golf in Belgium

Pierre Thomas a le golf dans la peau depuis ses 10 ans. Diplômé d’HEC -l’école de gestion de l’Université de Liège (ULiège)-, cet entrepreneur chevronné a repris les rênes de la direction du Royal Golf Club du Sart Tilman en juillet 2023… avec de très grandes ambitions. Niché sur les hauteurs de Liège, le Royal Golf Club du Sart Tilman (RGCST) est l’un des fleurons golfiques de notre pays. Construit au prélude de la seconde guerre mondiale par Tom Simpson, l’un des plus grands architectes européens de golf de l’histoire, le parcours a soufflé l’an dernier ses 85 bougies. Une vieille dame qui, au cours des décennies, s’est sans cesse remise en question pour résister à l’épreuve du temps. « Lorsque j’ai commencé le golf, enfant, je n’osais pas trop dire à mes copains de classe que je le pratiquais, se remémore Pierre Thomas, directeur général du RGCST. Mais près de 30 ans plus tard, en voyant comment mes enfants et leurs amis en parlent ouvertement, je constate que l’image du golf a évolué positivement. »

Du rêve sportif au management

Dans un premier temps, rien ne prédestinait Pierre Thomas à devenir directeur d’un golf, lui qui a créé sa société en sortant de ses études. Bien qu’au plus profond de lui, il rêvait de devenir golfeur professionnel. « J’ai longtemps hésité entre me lancer en tant que golfeur pro et les études universitaires, confie-t-il en repensant à ces moments. Je m’entraînais énormément mais il me manquait ce petit quelque chose qui aurait tout fait basculer. Et le fait que j’aie finalement eu mon meilleur niveau de golfeur lors de ma dernière année universitaire, m’a confirmé que j’avais fait le bon choix en poursuivant mes études. »

Mais le sport de Saint Andrews n’en avait pas fini avec le Liégeois. Quelques années plus tard, c’est une nouvelle opportunité dans le monde du golf qui frappe à sa porte. Le poste de directeur général se libère, dans une période de changement professionnel. Pierre Thomas prend son téléphone et appelle le président Patrick Renard. « Lors de l’appel, il m’avoue avoir pensé à moi pour ce poste. Tout s’est donc très bien mis à un moment idéal… c’était presque une évidence. »

Pas une petite gestion

Gestion des infrastructures, vision sportive, management… la gestion d’un club de golf est bien plus large qu’on ne pourrait le penser. « On est loin de la petite gestion comme pourrait le croire le monde extérieur (rires). Lorsque j’ai pris mes fonctions, nous devions entamer un travail de digitalisation, revoir le branding… tout cela en partant d’un budget 2023 déjà défini. Patrick Renard et moi partagions la même vision de gérer le club comme une entreprise. Et pour cela, nous devions avoir une vision à 10 ans. »

L’année 2024 a été marquée par une météo maussade, qui a fait chuter le nombre de greenfees. Mais cela n’a pas eu d’impact sur les finances du RGCST. Au contraire, le club a poursuivi sa marche en avant. « La vision que nous partageons avec le CA nous permet de passer au-dessus des turbulences. Un club peut connaître des changements en 10 ans. Des personnes-clé peuvent partir et il peut y avoir de nombreux imprévus. Mais l’objectif d’une vision, c’est de garder le cap malgré les aléas et de poursuivre vers la direction annoncée. »

Attirer les jeunes

Le monde du golf évolue et au Sart Tilman comme ailleurs, l’écart entre les membres et les jeunes joueurs de l’académie ne cesse de croître. « Nous avons 890 membres, dont 540 seniors, ainsi qu’une centaine de jeunes dans notre académie, analyse le directeur grâce à du reporting. Nos membres font vivre financièrement notre club et sont donc ultra importants, mais nous n’avons que trop peu de joueurs âgés entre 20 et 50 ans qui pratiquent le golf chez nous. » Un gouffre que Pierre Thomas aimerait combler en permettant aux jeunes d’évoluer plus vite et de les fidéliser (par exemple, en leur permettant de jouer sur le terrain dès l’obtention de 54 de handicap et en organisant des sessions récurrentes d’évaluation, en leur proposant des prix d’inscription attractifs et en créant de nouvelles compétitions adaptées à des publics plus jeunes). « C’est une balance à trouver pour que tout le monde y trouve son compte. »

La création récente de l’académie de Beaufayt pourrait jouer un véritable rôle de catalyseur pour le golf du bassin liégeois. Une chance d’attirer des publics qui restent encore très éloignés de la petite balle blanche.

Par Thibault Baltazar

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