Chers membres de la communauté Lobby, chers amoureux de Knokke,
En ce début d’année 2026, nous vous adressons nos meilleurs vœux : qu’elle vous apporte joie, sérénité, inspiration… et, bien sûr, de nombreux moments partagés avec nous. Installez-vous confortablement avec votre café ( dans une tasse raffinée, si possible ) car nous allons évoquer une figure emblématique qui a profondément façonné notre station balnéaire préférée. Un homme qui gouvernait avec une main de fer dans un gant de velours : le regretté Léopold Lippens, bourgmestre de Knokke pendant plus de quarante ans, de 1979 jusqu’à son décès en 2021.
Le Comte qui ne rigolait pas avec le bon goût
Issu d’une famille où l’aristocratie n’est pas qu’un mot dans le dictionnaire, le comte Lippens, ou « Pol » pour les intimes (très, très intimes) avait une vision. Une vision très précise, dirons-nous. Pour lui, Knokke ne devait pas être une simple plage où l’on mange des gaufres pleines de sucre et de chantilly en marchant sur le sable. Non, Knokke devait être une vitrine. Du chic. Du raffinement. De l’Excellence.
Sous sa gouvernance, la commune est passée de « sympa pour un week-end » à « symbole du luxe sur la mer du Nord ». Comment ? Grâce à un urbanisme rigoureux. Imaginez Léopold, arpentant la digue, l’œil plissé, décrétant d’un geste impérial : « Ceci est esthétique. Cela… non. » Fini les projets douteux, place aux constructions élégantes qui ne jurent pas avec le paysage (enfin, selon ses critères)…
Sa quête de perfection ne s’arrêtait pas aux façades. La propreté ! L’ordre public ! C’était sa marotte. Certains y voyaient de l’élitisme, d’autres l’efficacité belge poussée à son paroxysme. Le résultat est là : une ville où il fait bon vivre, se promener, et accessoirement, dépenser ses deniers dans les galeries d’art et les bons restaurants gastronomiques, ainsi qu’au golf ou au tennis.
Luxe, calme et… culture !
Léopold Lippens était un véritable esthète. Il a transformé Knokke en un véritable carrefour culturel. Des galeries d’art sont nées à chaque coin de rue ainsi que de nombreuses initiatives artistiques. Léopold Lippens voulait que le beau soit partout, pour tous (ceux qui pouvaient venir, du moins).
Et la nature dans tout ça ? Il était aussi un homme d’équilibre. Le Zwin, cette magnifique réserve naturelle, créee par son père Léon, était chère à son coeur. Preuve que même le plus mondain des bourgmestres savait apprécier la beauté des oiseaux migrateurs (probablement triés sur le volet pour leur élégance naturelle).
Le franc-parler : une marque de fabriqueLéopold Lippens ne laissait personne indifférent. Avec son franc-parler légendaire, son humour caustique (le genre qui vous fait rire jaune mais rire quand même) et son style direct, il a souvent fait les gros titres. Il n’avait pas peur de dire ce qu’il pensait, quitte à choquer la galerie. C’est peut-être ce qui le rendait si attachant, finalement, une authenticité brute dans un monde de faux-semblants.
Quand il nous a quittés en 2021, c’est toute la station qui a rendu hommage à son « Pol ». Il avait réussi son pari, imprimer sa marque indélébile sur le sable de la mer du Nord. Aujourd’hui, l’histoire continue. Son fils Valery maintient la flamme familiale, obtenant de bons scores aux élections. Comme quoi, la pomme ne tombe jamais loin du pommier, surtout si le pommier est impeccablement taillé et labellisé « Knokke-Heist ». Léopold Lippens : une vision, un style, et surtout, une ville qui lui doit beaucoup !
A vendredi prochain pour d’autres histoires de la côte belge.
