L’ART DE CONTAMINER POSITIVEMENT Magnifique, puissant et mystérieux, notre cerveau n’en est pas moins paresseux, préférant de loin le « confort » de schémas connus plutôt que d’emprunter des chemins inédits. Pourtant, c’est précisément en sortant de cette zone de confort qu’il nous livre une spectaculaire avancée dans l’évolution de notre leadership. Pour l’y aider, la contagion positive devient un réel atout… Par Isabelle Jeanpierre
Patrick Stichelmans où l’art d’écouter
Homme à la trajectoire singulière dans l’univers de la publicité, Patrick Stichelmans a très tôt placé le sens de l’écoute au coeur de ses décisions et de son leadership. Dès le début de sa carrière, il part aux États-Unis, où devant subvenir à ses besoins, il accepte un emploi pour le moins atypique : vendeur d’aspirateurs en porte-à-porte, sans parler un mot d’anglais, un détail qui pour lui ne constitue pas un frein. Privé du langage, il s’appuie sur une écoute attentive, reformulant systématiquement les réponses de ses interlocuteurs. Cette approche, à la fois simple et humaine, lui permet non seulement de créer une relation de confiance avec ses clients, mais aussi de devenir, en moins de six mois, le meilleur vendeur de toute la côte Est. Cette anecdote fondatrice lui révèle très tôt une première leçon de leadership : l’écoute active et la capacité à reformuler constituent une compétence rare, souvent sous-estimée, qui permet pourtant aux dirigeants de gagner en clarté, de renforcer la qualité des relations avec leurs équipes et de s’assurer d’une compréhension partagée des enjeux. Revenu à la publicité – où il terminera CEO de GREY – c’est à la suite d’une démarche personnelle, née d’une relation tendue avec un supérieur toxique, que le coaching arrive dans sa vie et devient une révélation. Elle transforme sa trajectoire professionnelle, guidée par la conviction que des relations humaines de qualité sont au coeur de toute réussite durable.
De l’écoute à la responsabilisation
L’écoute active, telle que la conçoit Patrick Stichelmans, ne s’arrête pas à la compréhension de l’autre, elle engage aussi une conscience accrue de sa propre responsabilité dans la relation. Écouter réellement, c’est accepter que nos attitudes, nos réactions et nos choix, même les plus discrets, produisent des effets bien réels sur notre environnement. Chaque jour, nous posons environ 35 000 choix, dont près de 90 % sont inconscients et sans impact apparent. Pourtant, ce sont précisément ces micro-décisions, répétées et souvent invisibles, qui structurent les climats relationnels et les dynamiques collectives. Là où certaines approches managériales tendent à pointer les dysfonctionnements, Patrick Stichelmans propose un changement de regard où il ne s’agit pas de culpabiliser, mais de responsabiliser. Reconnaître que chacun est acteur de ce qu’il fait vivre aux autres, c’est ouvrir un espace de choix conscient, de cohérence et d’engagement. Une responsabilisation lucide, loin de peser, devient alors un levier puissant de confiance, d’alignement et de performance durable.
La spirale de contagion positive
C’est à travers son accompagnement de nombreuses organisations que Patrick Stichelmans a donné naissance au concept de spirale de contagion positive. Son observation est sans détour, les entreprises réussissent rarement par accident, pas plus qu’elles n’échouent par hasard. Il a constaté combien les systèmes organisationnels savaient, parfois malgré eux, réunir tous les facteurs propices au burn-out, au désengagement et à la perte de sens – une dynamique qu’il identifie comme une spirale négative. Partant de ce constat, une évidence s’est imposée à lui, si une organisation est capable de créer une spirale négative, elle possède également la capacité d’en instaurer une positive. Cette transformation repose sur la responsabilisation de chacun, de la réceptionniste au CEO. « Le leadership commence toujours par soi », affirme Stichelmans. Avant de chercher à transformer une équipe ou une culture, le dirigeant doit accepter d’observer ses propres réactions, ses automatismes défensifs et ses zones d’inconfort, car la contagion – positive ou négative – prend rarement naissance ailleurs que dans l’attitude intérieure de celui qui exerce une influence. « Un leader de contagion positive reste conscient à tout moment de son pouvoir de contagion au sein de son équipe et/ou de l’organisation qu’il dirige. Il montre l’exemple en cessant de tenter de trouver seul les solutions. Son rôle étant d’inscrire toute son organisation dans cette spirale dynamique et vertueuse de coopération joyeuse, d’ouverture et de responsabilisation. Chacun prendra ainsi conscience de son influence sur l’équipe et pourra répondre à la question : de quelle contagion suis-je le vecteur ? »
Au fil des pages…
Fort de son concept, Patrick Stichelmans a compilé toutes ses recherches et les a structurées dans son livre : « La Spirale de Contagion Positive. Instaurez un souffle collectif où chacun devient conscient de son propre pouvoir ». Un ouvrage conçu initialement pour les leaders désireux de changer leur regard sur leur façon de faire, mais qui, depuis sa sortie, laisse entrevoir tout l’impact positif qu’il peut avoir sur nos relations interpersonnelles, et ce, quel que soit notre poste et la sphère – privée ou professionnelle – au sein de laquelle on souhaite l’appliquer. Un outil pratique, facile à implémenter et qui permet à tout un chacun de reprendre un cours de vie plus joyeux. Dans un contexte marqué par la pénurie de talents et une quête accrue de sens au travail, les organisations capables de créer des environnements émotionnellement sains attirent et fidélisent plus durablement. Elles innovent davantage, gèrent les conflits avec plus de maturité et traversent les crises avec une résilience renforcée. Avec son concept, Patrick Stichelmans ne promet pas l’absence de tensions, mais des leaders capables de les convertir en moteurs de performance durable. En soulignant que chaque interaction véhicule une contagion, positive ou négative, il repositionne le leadership comme un acteur clé de la création de valeur, fondé sur des relations humaines de qualité.
LES NOMMES

RAPHAEL COLLIGNON : 2025 s’est imposée comme une année charnière dans la trajectoire du joueur belge, marquée par une montée en puissance mesurée mais constante sur le circuit professionnel. En consolidant ses résultats sur les tournois Challenger et en s’invitant plus régulièrement dans les tableaux ATP, Collignon a démontré sa capacité à transformer son potentiel en performance pérenne. Son jeu, fondé sur une prise d’initiative maîtrisée et une lecture tactique de plus en plus fine, s’est accompagné d’une gestion de carrière plus structurée, tant sur le plan physique que stratégique. Sans brûler les étapes, il a posé en 2025 les bases d’un positionnement crédible parmi les joueurs appelés à compter, illustrant une approche du haut niveau où la progression prime sur la précipitation.

LAURENT SIMONS : À seulement 15 ans, ce jeune Belge s’est imposé en 2025 comme l’un des parcours intellectuels les plus singuliers d’Europe. Entré à l’université avant ses dix ans, titulaire d’un bachelier et d’un master en physique, il a soutenu cette année une thèse en physique quantique à l’université d’Anvers, devenant l’un des plus jeunes docteurs. Installé entre la Belgique et l’Allemagne, il poursuit déjà ses travaux dans un second doctorat mêlant médecine et IA, avec une approche multidisciplinaire. Un jeune homme remarquable qui n’en oublie pas pour autant les hobbies de son âge tout en gardant en tête son objectif, celui d’aider à prolonger la vie des gens.
