Bijgewerkt op 3 november 2022

Een stad vier keer hoofdstad!

Door Shana Devleschoudere
Deel op
"Brussel is de tweede meest kosmopolitische stad ter wereld, er worden 104 talen gesproken, er zijn 184 nationaliteiten aanwezig, en de internationale positionering is uiterst belangrijk. Het is een wereldstad geworden. Philippe Close - Burgemeester van Brussel

"Brussel is de tweede meest kosmopolitische stad ter wereld, er worden 104 talen gesproken, er zijn 184 nationaliteiten aanwezig, en de internationale positionering is uiterst belangrijk. Het is een wereldstad geworden. Philippe Close - Burgemeester van Brussel

19 gemeenten met een totale bevolking van 1.211.026 inwoners en een oppervlakte van 161,38 km2. Deze paar cijfers, die niet altijd bekend zijn bij de Brusselaars zelf, geven al een idee van de invloed van Brussel, dat, niet vergeten, een eigen regering en parlement heeft. Ja, we zijn in België...
Brussel zit vol bijzonderheden. Maar het is waarschijnlijk de enige stad ter wereld die vier keer de hoofdstad is. Het is de hoofdstad van België, Vlaanderen, de Federatie Wallonië/Brussel en de Europese Unie. Kortom, onze hoofdstad verdient een paar nieuwsbrieven van LOBBY.
Gedurende enkele weken zullen we ons buigen over de positionering van de stad, die het centrum is van ontmoetingen tussen Wallonië en Vlaanderen, tussen het Zuiden en het Noorden.
Onze eerste gesprekspartner was precies goed. LOBBY magazine wendde zich uiteraard tot een van de beroemdste inwoners van Brussel, die zeer gehecht is aan zijn stad en streek. We hebben Philippe Close genoemd! Hij is burgemeester van Brussel-Stad. Zijn volledige interview wordt gepubliceerd in de volgende LOBBY. Hier zijn enkele exclusieve uittreksels.
La première question est évidente : comment l’édile voit-il Bruxelles ? « C’est la deuxième ville la plus cosmopolite du monde, on y parle 104 langues, on y croise 184 nationalités, son positionnement international est extrêmement important, et sa population a profondément muté. Qui aurait dit ça il y a vingt ans ? 35 % des gens n’y ont pas la nationalité belge. 82 % d’entre eux étant européens, ils n’en ont pas besoin, ils ont les mêmes droits que nous. C’est devenu une ville monde, très connue et fréquentée ». Mais une telle mutation, qui plus est dans une capitale, n’est-elle pas source de problèmes. Les inconvénients liés à cette transformation ne sont-ils pas plus nombreux que les avantages ? Philippe Close semble en tout cas veiller au grain : « s’il y a un danger, c’est celui qu’une partie de sa population ait l’impression d’être dépossédée de ce qui était historiquement Bruxelles. Il faut les réconcilier avec ce qui est, au contraire, une chance énorme. Ils ne s’en rendent pas toujours compte. Toutes les villes rêveraient d’avoir en leur sein des institutions aussi porteuses en termes de développement économique, mais qui font aussi de notre capitale une ville de pouvoir, là où se décident les choses. Ce sont nos atouts aujourd’hui. Une migration internationale avec des revenus, du haut pouvoir d’achat, qui dépense et s’installe dans le centre urbain, c’est positif pour une ville ». A ce stade, disons que c’est une vision qui mérite le débat. Car, il ne faut pas le nier, à Bruxelles comme ailleurs, tout n’est pas rose. Avec sans doute en premier lieu, et c’est le lot de beaucoup de grandes villes : la mobilité. La dernière initiative des autorités en la matière, le plan « good move », a, selon l’avis de beaucoup, compliqué les choses. Il y a aussi cette statistique inquiétante qu’on a pu lire un peu partout récemment : 45.000 Bruxellois de la classe moyenne auraient quitté la capitale en 2021. Et, sur ce point, le Bourgmestre botte en touche : « Que l’on parle de ceux qui arrivent, pas de ceux qui partent. En vingt ans, la région bruxelloise a gagné 200.000 habitants. On s’est beaucoup posé la question de son identité, mais n’a-t-elle pas été multiple depuis toujours ? Au-delà de la mixité sociale, il sera important, dans les prochaines années, d’oser une mixité spatiale. La densité urbaine des six communes du centre est aujourd’hui comparable à celle de Paris ou de New York. Il faudra que les treize autres qui composent la deuxième couronne autour de Bruxelles, et où il y a de l’espace, acceptent le fait que l’intensité urbaine ne peut se limiter au centre-ville, sinon on va étouffer ».Pour en savoir plus sur l’avis de Philippe Close à propos des enjeux actuels et à venir de Bruxelles-Ville, rendez-vous dans le prochain magazine LOBBY.

In de tussentijd, als je zin hebt om te wandelen dit weekend, ga dan naar de Place de Brouckère. Het voetgangerspad geeft u de gelegenheid uw benen te strekken.